L’histoire résumée des blocs Lorwyn et Shadowmoor avant de transplaner vers Lorwyn éclipsé ! Entre ombre et lumière, la peur et la sérénité, entre Shadowmoor et Lorwyn


Lorwyn, là où la lumière est « permanente ».

On dit que, sur Lorwyn, le soleil ne se couche jamais. Ce n’est pas tout à fait vrai. Il ne disparaît pas, certes, mais il change. Sa lumière glisse, se trouble, se réinvente, comme si le monde lui-même hésitait à se souvenir de ce qu’il fut la veille.

Il est des mondes qui s’ouvrent à l’œil du voyageur avec la simplicité d’un paysage pastoral, où l’herbe danse sous le vent et où les rivières murmurent des secrets anciens. Lorwyn, à première vue, appartient à cette catégorie. Mais à qui sait observer, à qui prête attention aux frissons subtils de l’air, aux éclats fugaces des regards, ce monde révèle sa véritable nature : un plan vivant, exigeant, où chaque souffle et chaque mouvement sont surveillés par des forces invisibles, et où le calme n’est jamais que la surface d’un ordre strict et mystérieux.

Les peuples de Lorwyn et Shadowmoor.

Dans ce monde double, chaque peuple révélait ses nuances et ses paradoxes.

Magic the Gathering Emporium du D20 Lorwyn

Les sangamis l’ont compris depuis longtemps. Ils cultivent la terre comme on entretient une mémoire collective. Reliés par la tramepensée, ils sentent le frisson de leurs semblables avant même qu’il ne devienne peur ou colère. Rien n’est vraiment individuel chez eux : une danse, une parole, une blessure appartiennent toujours un peu à tous. Ils croient aux rites, aux signes et aux superstitions, non par naïveté, mais parce que Lorwyn récompense ceux qui respectent ses habitudes.

Gaddock Teeg

Magic the Gathering Emporium du D20 Lorwyn

Les elfes, eux, n’adorent pas le monde : ils le jugent. Leur regard est celui d’un prédateur qui évalue, mesure et classe. La beauté est leur loi, et la laideur un crime. Ils chassent comme ils gouvernent, avec élégance et cruauté mêlées, persuadés que l’ordre du monde passe par l’élimination de ce qui déplaît à l’œil. Sous leurs sabots de cervins, la forêt n’est pas un sanctuaire, mais une œuvre à corriger.

Eulogiste elfe

Magic the Gathering Emporium du D20 Lorwyn

Dans les rivières et sous la terre vivent les ondins aux voix trop douces pour être honnêtes. Ils connaissent les chemins que la surface ignore, et les mots qui détournent l’attention. Ils transportent des marchandises, des nouvelles… et parfois des rêves. Certains voyageurs jurent avoir quitté une conversation avec eux plus riches, d’autres plus pauvres, et quelques-uns incapables de se rappeler pourquoi.

Sygg, quide de rivière

Magic the Gathering Emporium du D20 Lorwyn

Les gobelins, eux, se souviennent de tout — mais seulement de ce qui les amuse. Ils volent parce que le monde regorge de sensations, et qu’il serait impoli de ne pas les partager. Leurs terriers sont des musées du hasard, emplis de trésors sans valeur et de souvenirs volés. Ils ne comprennent pas la colère qu’ils provoquent, et Lorwyn, souvent, les punit à leur place.

Moût, Tantine boggarte

Magic the Gathering Emporium du D20 Lorwyn

Plus loin, là où la terre se fissure et respire la chaleur, errent les élémentaux. Ils brûlent sans se consumer, cherchent sans toujours comprendre. Leur Chemin de la Flamme est une marche vers une vérité intérieure que peu atteignent. Beaucoup les craignent, certains les exploitent, et rares sont ceux qui les écoutent vraiment.

Horde de notions

Magic the Gathering Emporium du D20 Lorwyn

Les sylvins, eux, n’ont pas besoin de marcher vite. Ils ont vu naître des collines et mourir des forêts. Quand ils parlent, c’est pour dire peu, mais juste assez pour troubler une vie entière. Leur sagesse ne s’offre pas : elle attend.

Doran, la Tour de siège

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Et au-dessus de tout cela marchent les géants. Leur pas fait trembler la terre, mais leur regard embrasse des siècles. Quand ils jugent, ce n’est pas par justice ou par pitié, mais parce qu’ils voient plus loin que les autres. Contester un géant, c’est refuser l’horizon.

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Mais Lorwyn n’est pas seulement ce qu’il montre. Périodiquement, le monde se retourne sur lui-même. La Grande Aurore balaye les paysages, efface les mémoires, et Lorwyn devient Shadowmoor. La lumière se tord, les cœurs se durcissent, et les peuples se réveillent différents, sans savoir qu’ils l’ont déjà été autrement. Longtemps, ce cycle fut naturel. Jusqu’à ce qu’Oona, reine des fées, apprenne à s’en nourrir.

Les fées, qui ne rêvent pas, ont fait des rêves des autres leur trésor. Elles les récoltent, les distillent, les transportent comme du pollen lumineux. Et quand le cycle fut brisé, quand Shadowmoor refusa de s’effacer, Lorwyn apprit ce qu’était un monde privé d’oubli… et privé de souvenir.

Aujourd’hui, le plan oscille. Ni tout à fait lumineux, ni entièrement sombre. Les rêves y ont du poids, la beauté y tue, et la mémoire y ment.

La Grande Aurore et Shadowmoor.

La Grande Aurore survint. Le monde bascula. Les prairies verdoyantes se muèrent en marécages sombres, saturés d’une brume épaisse et d’une lumière froide, presque inquiétante. Les forêts accueillantes se transformèrent en labyrinthes menaçants, leurs branches semblant observer les intrus avec vigilance. Les rivières devinrent des flux noirs et imprévisibles, et le moindre pas pouvait vous perdre à jamais dans un méandre inextricable.

Les habitants eux-mêmes changèrent. Les elfes, déjà rigides dans leur quête de beauté, devinrent encore plus cruels, chassant avec une sévérité accrue. Les sangamis virent la tramepensée se troubler, et les fées profitèrent de la peur ambiante pour récolter plus facilement les rêves des dormeurs. Même les boggarts, déjà imprévisibles, semblaient stimulés par le chaos latent pour accumuler de nouvelles sensations et trésors.

La magie, dans ce monde inversé, se montrait capricieuse. Les sorts échouaient ou prenaient des formes inattendues, et les illusions devenaient tangibles, comme si le plan lui-même jouait avec les sens des voyageurs. Shadowmoor n’était pas seulement un monde physique : c’était un miroir de l’âme, un jugement silencieux sur ceux qui osaient y pénétrer.

L’arrivée des cinq arpenteurs.

Pendant des siècles, Lorwyn avait vécu dans une lumière immuable, un équilibre silencieux que rien ne semblait pouvoir rompre. Aucun arpenteur n’y avait posé le pied, et l’Étincelle, source de tant d’aventures sur d’autres plans, semblait y être étrangère. Cinq figures venues d’ailleurs franchirent pourtant ses frontières, apportant avec elles le souffle d’un monde inconnu et la conscience de l’étrangeté.

Magic the Gathering Emporium du D20 Lorwyn

Ajani Crinièredor, marcha avec prudence, ses sens attentifs à chaque vibration, à chaque soupir de la tramepensée qui reliait les sangamis. Il percevait les murmures de villages entiers, les émotions tissées en un réseau subtil, comme si le monde lui-même respirait sous ses pas.

Ajani Crinièredor

Magic the Gathering Emporium du D20 Lorwyn

Jace Beleren, l’esprit pénétrant, comprit que Lorwyn n’était pas un simple lieu mais une mémoire vivante : les villages, les forêts, les rivières semblaient figés dans un cycle parfait, un présent éternel où passé et futur se confondaient, où chaque geste avait été répété et mémorisé par l’univers lui-même.

Jace Beleren

Magic the Gathering Emporium du D20 Lorwyn

Liliana Vess, quant à elle, sentit l’ombre de la mort planer, non pas comme une menace, mais comme un rappel de la permanence du plan. La Grande Aurore, un cycle immuable, attendait pour transformer ce monde en son reflet sombre, Shadowmoor.

Liliana Vess

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Chandra Nalaar, flamme incandescente et fougueuse, trouva en Lorwyn un écho à son feu intérieur, mais elle devina que cette harmonie n’était que fragile et pourrait se rompre à tout instant.

Chandra Nalaar

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Garruk Languebestion, observateur de la nature et des elfes, constata la perfection rigide qui régissait chaque arbre et chaque souffle de vent, un équilibre qu’aucune force extérieure ne pourrait briser.

Garruk Languebestion

Conclusion

Lorwyn et Shadowmoor sont les deux faces d’un même monde : lumière et obscurité, beauté et cruauté, harmonie et chaos. La Grande Aurore rappelle que ce plan est vivant et maître de son destin, que les cycles de vie et de rêve y sont souverains. Les cinq arpenteurs, malgré toute leur puissance, n’ont pu briser ce cycle, mais leur passage a laissé un souvenir de présence étrangère, un murmure que même un monde figé peut être observé, compris et jugé… mais jamais contrôlé.

Article rédigé par Céline, Gardienne de l’Emporium du D20.

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